À la Fédération guinéenne de football, le dossier lié à l’enregistrement audio attribué à son président Sory Doumbouya semble évoluer en interne, mais publiquement, rien ne filtre. Et c’est précisément ce silence qui interroge.

Selon des informations obtenues auprès de plusieurs sources proches du dossier, la Commission d’éthique a tenu une première réunion pour examiner l’affaire, avant qu’une autre séance ne soit programmée dans la foulée. Depuis, d’autres rencontres auraient également eu lieu, toujours autour de ce dossier devenu sensible au sein de l’instance dirigeante du football guinéen.

Mais jusqu’à présent, aucune décision officielle n’a été annoncée, ni même une communication permettant de situer l’opinion sportive sur l’évolution du dossier. Un statu quo qui alimente désormais les interrogations.

Le silence devient un sujet

Dans l’environnement du football guinéen, certains acteurs commencent à s’interroger moins sur l’existence de la procédure que sur la manière dont elle est conduite. Car si la commission d’éthique travaillerait sur le dossier, beaucoup estiment qu’un minimum de communication institutionnelle serait nécessaire pour éviter les rumeurs et les interprétations. Dans ce type d’affaires, le silence prolongé finit souvent par créer plus de tensions que la décision elle-même.

Une commission face à sa responsabilité

Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu au sein du football guinéen, où des accusations d’ingérence et de conflits d’intérêts ont été évoquées après la fuite d’un enregistrement audio visant le président de la Fédération.

Aujourd’hui, l’attention ne se porte plus seulement sur le contenu de cet enregistrement, mais aussi sur la capacité des organes internes de la Fédération à traiter ce dossier jusqu’à son terme, conformément aux textes.

Car au fil des jours, une question revient dans les discussions : la Commission d’éthique communiquera-t-elle enfin sur ce dossier ?

En attendant, réunions après réunions, le silence, lui, continue.

AOD