À l’instar du reste du pays, le quartier Cimenterie, dans la commune de Kagbelen, a vibré ce vendredi au rythme de la fête de l’Aïd el-Fitr. Entre prières, tenues de fête et messages de paix, les fidèles ont marqué la fin du Ramadan dans une ambiance empreinte de spiritualité et de cohésion sociale.

Le soleil s’est levé sur une journée pas comme les autres au quartier Cimenterie. Très tôt dans la matinée, hommes, femmes et enfants, vêtus de leurs plus beaux habits, ont convergé vers les lieux de prière pour s’acquitter de leur devoir religieux, marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Dans une atmosphère de recueillement et de joie, la population locale, à l’image des autres villes de Guinée, a célébré l’Aïd el-Fitr avec ferveur. Après la prière, les messages de paix, d’unité et de solidarité ont dominé les échanges entre fidèles.
Pour Aly Keïta, fidèle musulman du quartier, cette fête est avant tout un moment de rassemblement :
« Je souhaite bonne fête à tous les Guinéens, d’ici et de la diaspora. Nous devons nous donner la main, car seule la paix peut faire avancer notre pays. Qu’on soit Malinké, Soussou ou Peulh, il n’y a pas de différence. À l’étranger, on nous appelle tous Guinéens. »

Même sentiment de satisfaction chez Salimatou, qui se réjouit du bon déroulement du Ramadan :
« Mashallah, le jeûne s’est très bien passé. Nous sommes très heureux aujourd’hui. Le message de l’imam était clair : cohésion, paix et unité. Nous devons bâtir ensemble notre pays. »

Mais c’est le témoignage d’Elhadj Bouna Keïta qui a particulièrement retenu l’attention. Dans un discours empreint d’émotion, il a rappelé le sens profond du jeûne et lancé un appel fort à l’unité nationale :
« Aujourd’hui est un grand jour de pardon. Le Ramadan nous apprend à comprendre la souffrance des plus démunis. Mais surtout, il faut retenir une chose : on ne peut rien avoir dans notre pays plus que la paix. Sans la paix, rien n’est possible. »
Poursuivant son intervention, il a exhorté les Guinéens à dépasser les clivages sociaux et politiques :
« Il ne faut pas que la politique, l’argent ou les conflits de terrain nous divisent. Tout ce que nous avons, nous allons le laisser ici. L’essentiel, c’est de s’aimer et de préserver la paix. »
Dans les concessions comme dans les rues de Cimenterie, les salutations et les bénédictions ont rythmé cette journée festive. Entre partage de repas et visites familiales, l’esprit de solidarité s’est pleinement exprimé. En ce jour de célébration, un message commun se dégage : au-delà des différences, c’est l’unité et la paix qui doivent guider la Guinée vers un avenir meilleur.
AAS




