Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Mamadou Thug pour l’Espoir a célébré l’esprit de partage du mois de Ramadan. Ce mercredi, le domicile du conseiller au CNT, Mamadou Lamine Diallo (alias Mamadou Thug), a servi de cadre à une rupture de jeûne collective doublée d’une conférence thématique sur les liens entre la Culture et l’Islam.

Pour l’hôte de la soirée, Mamadou Thug, la distinction entre les préceptes religieux et l’engagement culturel est souvent une question de moralité partagée « Culture et Islam, c’est à peu près la même chose. Dans tout ce que tu fais, si tu fais du mal, c’est haram », a-t-il affirmé, avant de rendre un vibrant hommage à sa famille et à ses aînés pour leur soutien dans l’organisation de ce rassemblement au sein de la concession paternelle.

La soirée a vu défiler de nombreuses figures publiques, à l’image de l’ambassadeur Grand P, dont la présence silencieuse mais symbolique a été saluée comme un « acquis » par les organisateurs. Si les embouteillages de Conakry ont retardé certains, l’esprit de communion est resté intact, réunissant artistes de renom et acteurs culturels de divers horizons.

Au-delà de l’aspect religieux, cette rupture a été l’occasion pour les pairs de Mamadou Thug de saluer son bilan au Conseil National de la Transition (CNT). Pathè Moloko, coordinateur des artistes de la Moyenne Guinée, a exprimé la gratitude du secteur « J’aimerais franchement que Mamadou Thug continue de nous défendre. Depuis qu’il est là-bas, tout artiste qui fait face à un problème, surtout de santé, il se lève pour que ce soit réglé. »

Ce constat est partagé au sommet de l’institution. Le Pr Hassane Bah, président de la commission culturelle au CNT, a souligné l’impact concret du conseiller sur l’identité nationale, rappelant que c’est grâce au plaidoyer de Mamadou Thug que le tissu local est désormais une norme vestimentaire dans l’administration guinéenne et au sein du CNT.

Thierno Amadou Diallo