Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique a réagi à la libération de Hadja Asmaou Diallo, mère de Tibou Kamara, et de Hadja Binta Kamara, sa sœur. Les deux femmes avaient été enlevées le 3 mars 2026 à leur domicile de Dinguiraye par des hommes armés et encagoulés.

Dans un communiqué, l’organisation indique prendre acte de cette libération qui met fin à une épreuve douloureuse pour la famille, tout en soulignant que cet événement ne saurait occulter la gravité des pratiques d’enlèvements, de disparitions forcées et d’intimidations qui, selon elle, se multiplient actuellement en Guinée.

Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique pointe du doigt les autorités et tient le président de la transition, Mamadi Doumbouya, ainsi que son gouvernement, pour responsables du climat de peur, d’arbitraire et d’injustice qui régnerait dans le pays.

Selon l’organisation, sous la gouvernance actuelle, les enlèvements ciblés, les détentions arbitraires et les violations répétées des droits fondamentaux seraient devenus des méthodes de gestion politique qu’elle qualifie d’« inacceptables ».

Le mouvement citoyen exige également des explications claires sur les circonstances exactes de l’enlèvement de Hadja Asmaou Diallo et de Hadja Binta Kamara, tout en demandant l’identification et la poursuite des auteurs et commanditaires de cet acte.

Dans la même déclaration, le Parlement Citoyen appelle à la libération immédiate et sans condition d’autres personnes présentées comme victimes d’enlèvements ou de disparitions forcées, citant notamment Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane, Mabory, Elhadj Bambeto, les enfants de Elie Kamano, ainsi que le père de Babila.

Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique affirme que la Guinée ne peut être transformée en un État où des citoyens sont enlevés la nuit par des hommes encagoulés, dénonçant ce qu’il qualifie de silence coupable des autorités face à ces pratiques.

Enfin, l’organisation appelle le peuple de Guinée, les forces vives de la nation, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à rester mobilisés afin de mettre fin à ces pratiques qu’elle juge contraires à l’État de droit. Selon elle, la liberté, la justice et la dignité du peuple guinéen ne peuvent être confisquées.

AAS