Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé la dissolution de plus de quarante partis politiques en Guinée, dont plusieurs formations majeures de la scène politique nationale, notamment l’UFDG, le RPG et l’UFR. La décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel publié par le département en charge de l’Administration du territoire.
Selon le ministre, cette mesure s’appuie sur plusieurs textes juridiques encadrant la vie politique et l’organisation de l’administration publique en Guinée. Parmi eux figurent notamment la loi organique L/2025/035/CNT du 21 novembre 2025 portant régime des partis politiques et des organisations à caractère politique, ainsi que la loi L/2018/025/AN du 3 juillet 2018 relative à l’organisation générale de l’administration publique.
Le communiqué fait également référence à d’autres dispositions réglementaires, notamment la loi L/2019/0027/AN du 7 juin 2019 portant statut général des agents de l’État, ainsi qu’aux différents décrets relatifs à la nomination du Premier ministre, à la structure du gouvernement et à la désignation des membres de l’exécutif en 2026.
D’après le MATD, cette décision intervient à la suite du rapport final d’évaluation des partis politiques publié le 14 mars 2025, complété par un rapport de vérification réalisé en février 2026. Ces documents ont mis en évidence plusieurs manquements aux obligations légales qui encadrent le fonctionnement des formations politiques en République de Guinée.
En conséquence, l’article 1er de l’arrêté ministériel prononce la dissolution des partis politiques dont les dénominations, sigles et numéros d’agrément figurent dans le tableau annexé au communiqué. Ces formations sont sanctionnées pour non-respect des obligations administratives et légales imposées par les textes en vigueur.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus d’assainissement du paysage politique engagé par les autorités de la transition, dans un contexte de réorganisation des partis en prélude aux prochaines échéances électorales prévues dans le pays.
Si cette mesure vise officiellement à renforcer la conformité juridique des partis politiques, elle risque également de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, compte tenu du poids historique de certaines formations concernées.
Nous y reviendrons
AAA




