L’archidiocèse de Conakry entre dans une nouvelle ère. L’Église catholique de Guinée a désormais un nouveau pasteur à sa tête. Il s’agit de Monseigneur François Sylla, appelé à conduire le destin spirituel de la capitale guinéenne après le retrait de Vincent Coulibaly.

Natif de Siboty, dans l’archidiocèse de Conakry, où il voit le jour le 9 avril 1972, Mgr François Sylla est un fils du terroir, profondément enraciné dans les réalités ecclésiales guinéennes. Son parcours sacerdotal et académique, bâti entre l’Afrique et l’Europe, témoigne d’un profil à la fois pastoral et intellectuel.

Après une formation en philosophie et en théologie au Grand séminaire Saint-Augustin de Samaya, au Mali, il poursuit des études supérieures en Suisse puis en Italie. Ordonné prêtre le 21 novembre 2004, il entame son ministère comme vicaire à la Cathédrale de Conakry, fonction qu’il exercera jusqu’en 2007, avant de repartir pour un approfondissement académique.

Fin connaisseur du droit de l’Église, Mgr Sylla est titulaire d’un master en droit comparé des religions obtenu en Suisse, ainsi que d’un doctorat en droit canonique décroché à l’Université pontificale du Latran, à Rome. À son retour en Guinée, il occupe des postes stratégiques au sein de l’archidiocèse : chancelier, vicaire judiciaire et président du tribunal métropolitain, consolidant ainsi son expérience administrative et pastorale.

En mai 2024, il est nommé archevêque coadjuteur d’Archidiocèse de Conakry avec des facultés spéciales, une étape décisive qui annonçait déjà la transition actuelle. Cette nomination le préparait à succéder officiellement à Mgr Vincent Coulibaly.

Dans un communiqué rendu public, le Saint-Père, Pape Léon XIV, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’archidiocèse métropolitain de Conakry présentée par Mgr Vincent Coulibaly, invoquant des raisons de santé.

Déjà au fait des enjeux spirituels, sociaux et administratifs de la capitale, l’accession de Mgr François Sylla à la tête de l’archidiocèse est perçue comme un choix de continuité et de confiance. Elle vise à garantir une transition apaisée et à poursuivre les chantiers pastoraux engagés au sein de l’Église catholique guinéenne.

 

AAS