À peine la décision de justice tombée que Donald Trump relance la machine. La Cour suprême des États-Unis, en invalidant les tarifs d’urgence imposés par l’ancien président, pensait refermer un long épisode d’instabilité économique. C’est finalement une nouvelle phase d’incertitude qui s’ouvre.
Vendredi, quelques heures seulement après le verdict de la Cour suprême, Donald Trump a signé un décret instaurant un droit de douane généralisé de 10 % sur l’ensemble des importations. Cette mesure, fondée sur une disposition de la loi commerciale américaine de 1974, devait entrer en vigueur à partir de 00h01 mardi.
Mais le coup de théâtre est survenu le lendemain. Samedi matin, l’ancien locataire de la Maison-Blanche a annoncé une hausse immédiate du tarif à 15 %, officialisant sa décision via un message publié sur Truth Social, son réseau social favori.
Cette manœuvre intervient alors que la Haute Cour vient de mettre un terme à plus d’un an de pratiques présidentielles controversées, durant lesquelles des tarifs douaniers étaient imposés au gré d’arguments économiques, sécuritaires ou parfois purement politiques. La décision judiciaire limite désormais strictement la capacité du président à instaurer, modifier ou supprimer des taxes douanières par simple décision unilatérale.
En clair, l’ère des tarifs annoncés à chaud sur les réseaux sociaux touche officiellement à sa fin. Mais avec ce nouveau prélèvement mondial de 15 %, Donald Trump montre qu’il n’entend pas renoncer à son arme économique favorite — quitte à tester, une fois de plus, les frontières du pouvoir exécutif américain.
AAS




