La Coordination nationale de Tournons La Page (TLP-Guinée) hausse le ton face aux arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires survenues à Siguiri, à la suite des manifestations pacifiques des 16 et 17 février 2026. Dans un communiqué rendu public, l’organisation citoyenne se dit « profondément préoccupée » par l’interpellation de 24 personnes, dont 9 mineures, dans un contexte de mobilisation contre l’exploitation minière clandestine.

Selon TLP-Guinée, ces arrestations constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux, notamment à la liberté d’expression et de manifestation, garanties par la nouvelle Constitution. L’organisation rappelle que la non-violence est un droit fondamental et que les citoyens sont en droit de protester pacifiquement contre ce qu’ils considèrent comme des injustices, en particulier lorsqu’il s’agit de la protection de leur environnement.

Au cœur de la contestation : l’utilisation de machines lourdes dans l’exploitation minière clandestine, une pratique dénoncée par les populations locales pour ses conséquences néfastes sur l’environnement, les terres agricoles et le mode de vie des communautés de Siguiri. Pour TLP-Guinée, cette préoccupation est « légitime » et mérite une réponse responsable des autorités, plutôt qu’une répression judiciaire.

Face à cette situation, la Coordination nationale de TLP-Guinée exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées, ainsi que l’abandon de toute poursuite judiciaire à leur encontre. Elle appelle par ailleurs les autorités locales à respecter les droits des citoyens et à privilégier un dialogue constructif avec les communautés affectées, en vue de solutions durables aux problèmes environnementaux et sociaux liés à l’activité minière.

Un nouvel épisode qui relance le débat sur la gestion des ressources naturelles, la gouvernance locale et le respect des libertés publiques en Guinée.

AAS