La Direction préfectorale de l’Éducation a finalement assoupli sa position dans l’affaire des cinq lycéennes impliquées dans la diffusion de vidéos jugées « insolites » sur les réseaux sociaux. Dans une décision rectificative en date du 17 février 2026, l’autorité éducative autorise la réintégration des élèves, tout en maintenant des mesures disciplinaires strictement encadrées.

Signée par le directeur préfectoral de l’Éducation, Ibrahima Fofana, cette décision intervient à l’issue de multiples interventions : la plaidoirie des parents, l’implication de la coordination de l’Association des parents d’élèves et amis de l’école (APAE), mais aussi la médiation des sages et des imams de la localité. Les engagements écrits pris par les établissements scolaires concernés ont également pesé dans la balance.

Après concertation avec l’Inspection régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, la Direction préfectorale a arrêté les mesures suivantes :

• la reprise effective des cours par les cinq élèves, sous réserve d’engagements écrits et individuels signés par leurs parents ;

• une corvée de nettoyage de l’école pendant un mois, à titre de sanction éducative.

Les élèves concernées sont inscrites au lycée N’Dama et au lycée Mohamed VI. Il s’agit de Myah Sylla (11e année littéraire), Mariama Ciré Sylla, Djalikatou Sow et Mariama Soumah (11e année scientifiques), ainsi que Houssenatou Diallo (10e année).

Cette décision marque un tournant majeur dans une affaire qui avait provoqué de vives réactions au sein de l’opinion publique locale, notamment sur les réseaux sociaux. Elle traduit la volonté des autorités éducatives de concilier rigueur disciplinaire et accompagnement pédagogique, en privilégiant la responsabilisation plutôt que l’exclusion définitive.

En autorisant le retour des élèves en classe tout en maintenant une sanction à visée éducative, l’administration scolaire opte pour une approche équilibrée : rappeler les règles, préserver l’autorité de l’école et offrir aux élèves une seconde chance.

AAS