Une attaque d’une violence inédite a endeuillé, la ville de Titao, dans le nord du Burkina Faso. Longtemps épargnée par l’insécurité, la localité a été prise pour cible par un groupe armé lourdement équipé, faisant au moins une vingtaine de morts, selon des sources locales.

D’après RFI, les assaillants, décrits comme « très nombreux », ont mené une attaque coordonnée en trois groupes. Le premier détachement, composé d’hommes armés circulant à moto, a pris d’assaut le camp militaire, qu’il a pillé avant d’emporter armes et munitions.

Un second groupe s’est attaqué aux infrastructures de télécommunication, détruisant les installations téléphoniques et plongeant la ville dans un isolement total. Le troisième groupe, quant à lui, a pénétré au cœur de la ville, ciblant le marché central. Commerces et camions de ravitaillement ont été systématiquement pillés puis incendiés.

L’attaque a été confirmée dans la soirée du dimanche 15 février par le porte-parole des Forces armées burkinabè, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouedraogo, lors d’une intervention sur la télévision nationale.

Après leur forfait, les assaillants se seraient repliés vers le nord. Sur les réseaux sociaux, des habitants de Titao, en état de choc, ont lancé des appels à l’aide, affirmant que les présumés terroristes auraient menacé de revenir. Le bilan humain reste provisoire et pourrait s’alourdir.

AAS