La Coordination nationale de Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) monte au créneau. Dans un communiqué rendu public ce 16 février 2026, l’organisation citoyenne appelle les autorités éducatives à revoir les sanctions disciplinaires infligées à cinq lycéennes des établissements N’Dama et Mohamed VI de Boké, jugées excessives et lourdes de conséquences pour l’avenir des élèves concernées.
En cause, la décision N°049/DPE/BOK/2026 prise le 16 février 2026 par la Direction préfectorale de l’Éducation nationale de Boké, ordonnant le renvoi de cinq lycéennes pour la diffusion de vidéos qualifiées « d’inappropriées » sur les réseaux sociaux.
Si TLP-Guinée reconnaît le caractère discutable des contenus diffusés, l’organisation estime toutefois que la sanction infligée est disproportionnée au regard des faits reprochés.
Dans son communiqué, la Coordination nationale rappelle que l’éducation est un droit fondamental, garanti à chaque enfant, et que toute mesure disciplinaire doit respecter le principe de proportionnalité.
Elle alerte sur les conséquences sociales et psychologiques que pourrait entraîner une exclusion scolaire définitive, notamment pour de jeunes filles en pleine construction académique et personnelle.
Face à cette situation, TLP-Guinée demande aux autorités éducatives de revoir leur décision, afin de permettre aux élèves sanctionnées de terminer l’année scolaire en cours et de poursuivre normalement leurs études.
Pour l’organisation, l’objectif doit être éducatif et non punitif.
Convaincue que la répression n’est pas la solution durable, TLP-Guinée plaide pour une approche basée sur l’éducation, la sensibilisation et la prévention.
Elle exhorte les autorités à travailler de concert avec les organisations de la société civile pour renforcer l’éducation aux médias, au numérique et à la citoyenneté active dans les établissements scolaires, afin de promouvoir des comportements responsables chez les jeunes.
Pour la Coordination nationale, la gestion des dérives liées à l’usage des réseaux sociaux doit être une responsabilité partagée, impliquant parents, enseignants, autorités éducatives et société civile, afin de protéger l’avenir des élèves sans compromettre leur droit à l’édéducation.
AAS




