Le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a pris la parole lors d’un sommet de la Union africaine, marquant la première participation officielle de la République de Guinée à cette instance continentale depuis l’avènement de la Cinquième République. Dans un discours à forte portée politique et panafricaine, le Chef de l’État a salué cette étape comme la consécration de la volonté souveraine du peuple guinéen, exprimée lors de l’élection présidentielle, de poursuivre la dynamique de refondation engagée.

Rappelant l’héritage des pères fondateurs, le Président Mamadi Doumbouya a affirmé que la Guinée a toujours porté haut l’idéal panafricain, un idéal qui doit aujourd’hui se traduire par des actions concrètes et mesurables.
« Nos peuples attendent des résultats concrets. Ils attendent de nous non seulement des déclarations, mais surtout des transformations tangibles dans leur quotidien », a-t-il déclaré.
Accès à l’énergie, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la dignité économique : autant de priorités que le Chef de l’État estime indispensables pour répondre aux aspirations des peuples africains. Selon lui, la Guinée s’est engagée dans une dynamique profonde de repositionnement diplomatique, économique et institutionnel.
Au cœur de cette vision, une conviction forte : il ne peut y avoir de souveraineté politique durable sans souveraineté économique, ni de développement inclusif sans une maîtrise stratégique des ressources naturelles, humaines et technologiques du continent.
Le Président guinéen a mis en avant les atouts majeurs de l’Afrique, notamment une jeunesse dynamique, des ressources naturelles abondantes, un potentiel agricole immense et une capacité d’innovation en pleine croissance. Pour transformer ces atouts en leviers de développement, trois priorités structurantes ont été identifiées.
La première concerne l’industrialisation et la transformation locale des ressources, afin de rompre définitivement avec le modèle d’exportation brute des matières premières. La deuxième porte sur l’intégration économique et le développement d’infrastructures continentales interconnectées — routes, chemins de fer, énergie et numérique — encore insuffisamment exploitées malgré la Zone de libre-échange continentale africaine. Enfin, le capital humain, à travers l’éducation, la formation technique, la science, l’innovation et l’intelligence artificielle, doit devenir le pilier central de la compétitivité africaine.
Cette vision s’inscrit dans le programme Simandou 2040, présenté par le Président Doumbouya comme l’axe stratégique de la transformation socio-économique à long terme de la Guinée. L’objectif est de bâtir une économie diversifiée, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement, tout en renforçant la stabilité institutionnelle et la confiance des partenaires.
Conscient que le destin des nations africaines est étroitement lié, le Chef de l’État a lancé un appel à un panafricanisme pragmatique, fondé sur des projets concrets, des investissements structurants, une solidarité économique renforcée et une sécurité collective partagée.
« Aucune réussite nationale durable ne peut se construire en dehors d’une Afrique forte, stable et intégrée », a-t-il insisté.
En conclusion, le Président Mamadi Doumbouya a assuré que la Guinée prendra toute sa part dans les efforts collectifs du continent, avec unité, détermination et esprit de fraternité africaine, appelant les dirigeants africains à saisir l’opportunité historique d’ouvrir une nouvelle ère de transformation, de souveraineté assumée et de prospérité partagée.
AAS




