Un incendie d’origine encore inconnue a coûté la vie à cinq membres d’une même famille dans la nuit du mardi à mercredi à Sanoyah. Le père de famille, Ismaël Keïta, son épouse et leurs enfants ont péri dans le sinistre. Seuls deux de leurs fils, qui ne vivaient pas dans la maison au moment des faits, ont été épargnés.

Selon des témoignages recueillis sur place, le feu s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin, alors que toute la famille dormait. Alertés par les flammes et les cris, les voisins ont tenté, en vain, de porter secours aux victimes.

« L’incendie s’est déclenché vers 2 heures du matin. Tout le monde était couché. Nous avons essayé d’ouvrir la porte, mais sans succès. Nous avons cassé une fenêtre pour sortir le père de famille, mais il était déjà grièvement blessé et n’a pas survécu. Pour les enfants aussi, nous avons tout tenté, mais malheureusement, nous n’avons pas réussi », témoigne un habitant du quartier, vivant dans la même cour où le drame s’est produit.

Les causes de l’incendie restent pour l’instant inconnues.

« Nous ne savons pas d’où le feu est parti, puisque tout le monde dormait. Dans ce genre de situation, on ne pense pas aux enquêtes, mais à sauver des vies. Le feu était trop violent pour être maîtrisé », ajoute notre interlocuteur.

Contactés dans la nuit, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux aux environs de 3 heures du matin. « Ils nous ont aidés à éteindre le reste du feu », indique le témoin, tout en soulignant les difficultés rencontrées pour joindre les secours à temps.

Après ce drame, les habitants lancent un appel pressant aux autorités afin de venir en aide aux survivants de la famille. « Les fils de M. Keïta sont en vie, mais ils ne vivaient pas ici. Nous demandons aux autorités de se rapprocher d’eux et de leur venir en aide. Nous prions Dieu de nous épargner de telles situations », plaide-t-il.

Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les causes exactes de ces incendies récurrents, qui plongent la Guinée, et particulièrement la commune de Sanoyah, dans le deuil et la consternation.

 

Kalibonty Camara, pour eclatinfogn.com