Nommée à la tête du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, Madame Fatima Camara a livré un discours de méthode, d’orientation et d’engagement, marqué par une volonté claire : faire du commerce et de l’industrie les moteurs visibles de la transformation économique de la Guinée.

Dès l’entame, la ministre a tenu à inscrire sa nomination dans une logique d’efficacité et d’action. Pour elle, il ne peut y avoir de commerce moderne sans production nationale compétitive, ni d’industrie forte sans une approche structurée reliant production, transformation, consommation et exportation. Une vision cohérente qui place la chaîne de valeur au cœur de la stratégie gouvernementale.
Cette mission prend une dimension particulière dans le contexte du Programme Simandou 2040, dont le commerce et l’industrie constituent le premier pilier. Fatima Camara l’a rappelé avec force : cette responsabilité oblige à des résultats tangibles, notamment plus de valeur ajoutée créée localement, plus d’emplois pour les jeunes et une économie mieux organisée, capable de s’imposer dans la sous-région et sur le continent.
Consciente des réalités quotidiennes, la ministre n’a pas éludé les difficultés auxquelles font face les entreprises et les ménages : coûts élevés, accès limité au financement, contraintes logistiques, lourdeurs administratives, concurrence déloyale et pression sur le panier de la ménagère. Autant de défis qui, selon elle, doivent guider l’action publique.
Sa méthode est annoncée sans détour : écouter, décider et agir. Parmi les priorités identifiées figurent l’accélération de la transformation industrielle, la modernisation et la sécurisation du commerce, la maîtrise des coûts, la réduction des délais administratifs et l’instauration d’un dialogue permanent avec la Chambre de commerce, le patronat et l’ensemble des acteurs économiques.
Derrière les réformes, Fatima Camara met en avant la dimension humaine : la ménagère à la recherche de prix justes, le jeune entrepreneur en quête d’opportunités, le producteur local aspirant à voir ses produits conquérir les marchés nationaux et internationaux. Une approche qui justifie son engagement à aller sur le terrain pour mieux comprendre et agir efficacement.
La ministre a également insisté sur la digitalisation comme levier central de modernisation, de transparence et d’efficacité, tout en appelant à une gouvernance interne rigoureuse, fondée sur la clarté des décisions, le respect des délais et la responsabilité à tous les niveaux de l’administration.
S’adressant aux travailleurs de son département, elle a tenu un message fort et rassembleur : « je suis votre fille », appelant à une mobilisation collective pour faire avancer industrie et commerce d’un même pas : produire, transformer et consommer guinéen, tout en conquérant les marchés extérieurs.
En conclusion, Fatima Camara a rappelé que la Guinée dispose aujourd’hui d’une vision et d’une opportunité historique. La responsabilité, a-t-elle souligné, est désormais collective : transformer l’ambition en résultats concrets pour les citoyens.
AAS




