Reconduit à la tête du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté a livré un discours à forte portée politique et diplomatique, marqué par la constance de la confiance présidentielle, l’affirmation de la souveraineté nationale et l’ancrage résolu de la Guinée dans l’intégration africaine.

 

Le chef de la diplomatie guinéenne a tenu à lever toute ambiguïté sur sa reconduction au gouvernement. Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple renouvellement de confiance, mais d’une continuité assumée. Une confiance « demeurée constante », témoignée une nouvelle fois par le Président de la République, dans un contexte qu’il qualifie de décisif pour l’avenir de la Nation.

Revenant sur le 5 septembre 2021, Morissanda Kouyaté a rappelé ce qu’il considère comme la première grande mission du Chef de l’État : le salut national. Face à une situation sociale, économique et politique critique, le Président aurait, selon lui, fait le choix de l’honneur, de la responsabilité et du sacrifice. Une mission de reconstruction de l’État menée durant quatre années, dans un esprit de foi, de conviction et d’amour profond pour la patrie, à laquelle il dit avoir pris part avec fierté.

La deuxième mission évoquée par le ministre s’inscrit dans une dynamique nouvelle. Confiée au Président de la République par le peuple souverain de Guinée le 28 décembre, elle vise désormais la construction du bonheur collectif, de la prospérité partagée et de la cohésion nationale, dans le respect de l’indépendance et de la dignité du pays.

Dans ce cadre, Morissanda Kouyaté affirme mesurer pleinement la responsabilité qui est désormais la sienne : être à la hauteur de la confiance placée en lui et servir, sans relâche, le peuple de Guinée. Un peuple qui, selon ses mots, a trop longtemps attendu que l’État réponde à ses aspirations légitimes.

Sur le plan international, le ministre s’est félicité du retour progressif de la Guinée sur la scène mondiale. Libérée de contraintes diplomatiques et politiques qu’il juge souvent infondées, et portée par la vision et la constance du Chef de l’État, la diplomatie guinéenne se veut désormais « économique, assumée et décomplexée ». Elle repose clairement sur deux piliers stratégiques : la souveraineté nationale et l’intégration africaine.

Morissanda Kouyaté a également rendu un hommage appuyé au personnel du ministère, aussi bien à l’administration centrale que dans les missions diplomatiques et consulaires à travers le monde, saluant leur professionnalisme, leur engagement et leur sens élevé de l’État.

À l’aube de ce septennat démocratiquement acquis, le ministre prévient : le travail ne fait que commencer. Les exigences seront élevées et l’action devra être conduite avec rigueur, professionnalisme, patriotisme et don de soi. Mais au-delà de la compétence et de l’engagement, il a insisté sur une valeur qu’il qualifie de cardinale : la loyauté. Loyauté envers le Président de la République. Loyauté envers le peuple de Guinée.

C’est, conclut-il, dans cette fidélité constante que sera conduite l’action diplomatique guinéenne, avec détermination et constance, au service exclusif de la Nation.

AAS