Installée dans ses fonctions de ministre de l’Environnement et du Développement durable et porte-parole adjointe du gouvernement, Djami Diallo a décliné, devant les cadres de son département et les partenaires institutionnels, les grandes orientations de son action, plaçant l’environnement au cœur des politiques publiques et du développement national.


Dans un discours empreint de solennité et de responsabilité, la nouvelle ministre a d’abord rendu grâce à Dieu avant d’exprimer sa profonde reconnaissance au Président de la République pour la confiance placée en sa personne. Une confiance qu’elle qualifie d’« honneur », mais surtout de responsabilité absolue au service des générations présentes et futures.
Djami Diallo a rappelé que l’action de son département s’inscrit dans le strict respect de la Constitution de la Cinquième République, qui garantit le droit des citoyens à un environnement sain et impose à l’État le devoir de protéger les ressources naturelles. Elle a également souligné l’alignement de cette action sur les orientations stratégiques nationales, notamment le programme Simandou 2040 et les politiques sectorielles en vigueur.
« L’environnement n’est pas un secteur isolé. Il constitue une dimension transversale de toutes les politiques publiques », a-t-elle insisté, affirmant que la Guinée ne peut envisager un développement durable et inclusif sans une gestion responsable de ses ressources naturelles.
Revenant sur les acquis récents, la ministre a mis en avant le renforcement de la gouvernance environnementale, l’amélioration progressive des conditions de travail du personnel, la dotation en équipements et moyens logistiques, ainsi que le suivi rigoureux de la conformité environnementale et sociale des projets miniers et des grands chantiers d’infrastructures, notamment ceux liés au projet Simandou.
Elle a également salué la poursuite des actions de reboisement, la restauration des zones sensibles, en particulier les têtes de sources et les berges des cours d’eau, ainsi que le rayonnement international de la Guinée lors des conférences climatiques, qui a permis de mobiliser des financements en faveur de la lutte contre le changement climatique et de la conservation de la biodiversité.
S’agissant des perspectives, Djami Diallo a décliné des priorités claires : le renforcement du contrôle environnemental et social, la restauration des écosystèmes dégradés, l’inscription du massif du Fouta Djallon sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, la protection durable des parcs nationaux à travers un fonds dédié, le développement de la finance climat et des projets de crédit carbone, ainsi que l’accélération de la reforestation et de la décarbonation de l’économie guinéenne.
Dans ses nouvelles fonctions de porte-parole adjointe du gouvernement, la ministre s’est engagée à porter une communication institutionnelle claire, cohérente, responsable et accessible, fondée sur la transparence et la proximité avec les citoyens.
Elle a enfin rendu un hommage appuyé aux équipes techniques, administratives et aux partenaires du ministère, les appelant à poursuivre leur mission avec rigueur, passion et sens du devoir, afin de faire du département de l’Environnement un pilier central de l’action gouvernem8entale.
AAS




