La Guinée ouvre une page inédite de son histoire économique. Mariama Ciré Sylla a officiellement pris fonction en tant que nouvelle ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, devenant ainsi la première femme à diriger ce département stratégique sous la Cinquième République. Une nomination à forte portée symbolique et politique, porteuse d’espoir et de responsabilité.

Lors de la cérémonie de prise de fonctions, la nouvelle ministre a exprimé une profonde reconnaissance à Dieu, avant de remercier le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que le Premier ministre Amadou Oury Bah, pour la confiance placée en sa personne. Une confiance qu’elle mesure pleinement, consciente du rôle central que joue son département dans la souveraineté et la stabilité de l’État.

Un ministère au cœur de la souveraineté nationale

Dans son discours, Mariama Ciré Sylla a rappelé que le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget occupe une place centrale dans la conduite de l’action publique. Il est, selon elle, le pilier de la stabilité macroéconomique, de la crédibilité de l’État et du financement des politiques publiques.

La consolidation des portefeuilles de l’économie, des finances et du budget traduit, a-t-elle souligné, une volonté stratégique forte des autorités de renforcer la cohérence de l’action gouvernementale, d’aligner la vision économique aux choix budgétaires et d’améliorer l’efficacité dans la mobilisation et l’utilisation des ressources publiques.

Une nomination porteuse d’espoir pour les femmes et la jeunesse

Au-delà de sa personne, la ministre a insisté sur la dimension symbolique de sa nomination. Elle y voit un message fort adressé à toute une génération, en particulier aux femmes et aux jeunes filles, sur leur place légitime dans le service de l’État et dans la construction nationale.

« Je mesure avec gravité la responsabilité qui m’est confiée », a-t-elle déclaré, s’engageant à exercer ses fonctions avec humilité, rigueur et fidélité aux principes républicains, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Face aux défis économiques, financiers et sociaux auxquels la Guinée est confrontée, Mariama Ciré Sylla a décliné les grandes orientations de son action. Celles-ci s’articulent notamment autour de : la préservation de la stabilité macroéconomique, la discipline budgétaire, conçue comme un devoir envers les générations présentes et futures, la maîtrise de l’inflation afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages, la modernisation de l’administration fiscale, à travers la digitalisation, la simplification des procédures et le renforcement des capacités,

une gestion rigoureuse, transparente et stratégique de la dépense publique et du patrimoine de l’État, orientée vers la redevabilité et les résultats.

La ministre a également mis en avant l’opportunité qu’offrent les ressources issues des grands projets structurants pour investir durablement dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’éducation, la santé, l’eau, l’industrialisation et la diversification de l’économie, conformément aux priorités définies par les autorités de la transition.

Consciente que la réussite de cette ambition repose sur l’engagement collectif, Mariama Ciré Sylla a lancé un appel à la mobilisation des cadres et agents du ministère. Elle les a invités à faire preuve de professionnalisme, d’esprit d’équipe, de discipline et de loyauté envers l’État, afin de répondre aux attentes légitimes des citoyens par des résultats concrets.

La nouvelle ministre  de l’Économie, des Finances et du Budget a pris l’engagement de servir avec intégrité, transparence et détermination, dans le strict respect des principes de bonne gouvernance. Avec le soutien du Président de la République, du gouvernement et de ses équipes, elle entend renforcer la résilience des finances publiques et faire de l’action économique un levier efficace de développement et de progrès social.

Une prise de fonctions qui marque le début d’une nouvelle ère pour l’économie guinéenne, sous le signe de la responsabilité, de l’inclusion et de la confiance en l’avenir.

AAS