Le nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Ahmed Mohamed Oury Diallo, a officiellement pris fonction lors d’une cérémonie solennelle marquée par un discours de fermeté, de reconnaissance et d’engagement républicain. Devant les membres du gouvernement, les responsables militaires et sécuritaires, les autorités religieuses et les familles, le ministre a clairement affiché sa vision : discipline, intégrité et efficacité au service exclusif de la nation.

Rendant d’abord grâce à Dieu, le nouveau patron de la Sécurité a déclaré assumer cette haute responsabilité avec « humilité et un sens élevé du devoir », pleinement conscient des enjeux qu’elle représente pour la République de Guinée. Il a exprimé sa profonde gratitude au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, chef de l’État et chef suprême des armées, pour la confiance placée en lui.
« Cette confiance m’honore, mais surtout elle m’oblige à servir avec loyauté, rigueur et détermination, dans le strict respect des lois de la République », a-t-il affirmé.
Dans un moment chargé d’émotion, Ahmed Mohamed Oury Diallo a également rendu hommage à ses parents disparus, saluant leur éducation, leurs sacrifices et les valeurs qui ont façonné le serviteur de l’État qu’il est devenu.
Le nouveau ministre a tenu à saluer le travail accompli par son prédécesseur, soulignant les avancées notables enregistrées au sein du département, notamment la construction d’infrastructures modernes et l’amélioration progressive des conditions de travail et de vie du personnel de sécurité et de la protection civile.
Ces acquis, a-t-il souligné, constituent « une base solide » sur laquelle son action entend s’inscrire, dans une logique de continuité et de progrès.
Conscient du contexte sous-régional marqué par des menaces sécuritaires complexes, évolutives et interdépendantes, le ministre Diallo a appelé à une réponse collective, coordonnée et anticipative, fondée sur la complémentarité des services et la coopération permanente.
Il a rappelé que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile demeure un pilier fondamental de l’État, chargé de prévenir les crises, de gérer les catastrophes et d’assurer la protection des populations, tout en garantissant le respect de l’autorité de l’État et des droits fondamentaux des citoyens.
Tolérance zéro et exigence républicaine
Dans un ton ferme, le nouveau ministre a prévenu que les orientations stratégiques du Président de la République sont claires, fermes et non négociables.
« Il n’y aura ni complaisance face à l’indiscipline, ni tolérance pour les abus d’autorité, ni indulgence envers les dérives », a-t-il martelé.
Les forces de police, de protection civile et de renseignement intérieur sont ainsi appelées à agir dans la cohésion, la discipline et la synergie. Chaque agent, a-t-il précisé, sera évalué à l’aune de son engagement, de son intégrité, de son sens du devoir et de sa performance.
AAS




