Un incendie d’origine encore inconnue s’est déclaré dans l’après-midi de ce mardi 03 février 2026, aux environs de 14 heures, dans un bâtiment situé à Boma, district rural de Samoé, dans la préfecture de N’Zérékoré. Il s’agit du cinquième sinistre du genre enregistré dans cette même concession, alors qu’aucun membre de la famille ne se trouvait sur les lieux au moment des faits.

La maison, composée de trois chambres, un grand salon, une salle à manger, des toilettes internes, un garage ainsi que deux magasins, a été entièrement ravagée par les flammes, tout comme l’ensemble de son contenu. Malgré la mobilisation du voisinage, aucun objet n’a pu être sauvé.

Joint par notre correspondant basé à N’Zérékoré, le propriétaire sinistré, Thierno Amadou Diallo, est revenu sur les circonstances de cee nouvel incendie.

« J’étais sorti quand j’ai reçu un appel m’informant que le feu s’était déclaré dans notre concession. Je me suis précipité sur place, mais à mon arrivée, malgré la présence des voisins, tout le bâtiment et son contenu étaient déjà partis en fumée. On n’a rien pu sauver », a-t-il relaté.

Pour la victime, ce sinistre relève d’un phénomène mystérieux, d’autant plus que c’est la cinquième fois que ce même bâtiment est touché par un incendie.

« C’est incompréhensible. Malgré tout ce qui s’est passé auparavant, nous avons continué à vivre ici, car c’est l’unique maison de la famille. Là où tu as investi toute ta vie, tu ne peux pas abandonner du jour au lendemain », a-t-il expliqué, visiblement éprouvé.

Selon lui, plusieurs démarches auraient été entreprises pour tenter d’enrayer ce phénomène.

« Nous avons essayé beaucoup de méthodes, même des sacrifices. On pensait que tout était rentré dans l’ordre. Mais aujourd’hui encore, le feu s’est déclaré alors qu’il n’y avait presque personne à la maison », déplore-t-il.

Thierno Amadou Diallo insiste également sur le fait que la concession ne dispose d’aucune installation électrique, écartant ainsi l’hypothèse d’un court-circuit.

« Le bâtiment n’est même pas raccordé à l’électricité. Ce feu ne peut donc pas être lié à un court-circuit. Parfois, il se déclare sous les lits, parfois au milieu des chambres. Pour nous, c’est quelque chose de mystique », a-t-il souligné.

D’après ses estimations, le coût de la construction du bâtiment dépasse les 200 millions de francs guinéens, sans compter les biens consumés, dont la valeur reste difficile à évaluer. Ce logement représentait le seul espoir et l’unique abri de toute la famille.

Aujourd’hui sans toit, le message du sinistré se veut un appel à la solidarité.

« Nous avons tout perdu. Nous passons la nuit à la belle étoile. Nous demandons l’aide des personnes de bonne volonté, surtout celle des autorités, afin d’avoir au moins un toit pour nous protéger », a lancé Thierno Amadou Diallo, très affaibli.

Face à la recrudescence de ces incendies inexpliqués dans certaines localités, les autorités sont interpellées afin de renforcer les dispositifs de prévention et d’intervention, notamment en appuyant les services de sapeurs-pompiers, souvent absents ou insuffisamment équipés pour faire face à ce type de situations d’urgence.

Depuis N’Zérékoré,  Moussa Sacko  correspondant régional