Après près de deux années à la tête du gouvernement de la transition, Amadou Oury Bah a été reconduit au poste de Premier ministre. Le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, l’a maintenu à cette fonction par décret présidentiel, pour conduire le nouveau gouvernement de la 5ᵉ République. Dans la commune urbaine de Kankan, cette reconduction continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique, notamment dans les rangs de la société civile.
Pour Sékou Kaïssa Cissé, activiste de la société civile, cette décision présidentielle n’a rien de surprenant. Il estime qu’elle s’apparente avant tout à une récompense politique, au regard du rôle joué par l’actuel chef du gouvernement tout au long de la transition.
« On s’attendait vraiment à cette reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah. Ce n’est pas une surprise. Quand on sait qu’il y a eu deux autres Premiers ministres avant lui, Amadou Oury Bah a su instaurer un cadre de dialogue qui a permis à l’ensemble des acteurs d’échanger sur les grandes orientations de la transition », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette reconduction s’explique également par l’engagement politique de l’actuel Premier ministre aux côtés du pouvoir en place.
« Je dirais que c’est une récompense politique, parce que c’est lui qui a été choisi pour conduire la destinée du GMD, qui a marqué l’élection du Président Mamadi Doumbouya avec plus de 86 % des suffrages exprimés. Par ailleurs, des échéances électorales importantes se profilent à l’horizon, notamment les législatives et les communales. Il fallait donc le maintenir pour une meilleure organisation de ces élections », a-t-il ajouté.
Abordant la nouvelle configuration du gouvernement, l’activiste se montre cependant plus réservé. Pour lui, l’efficacité de la nouvelle équipe gouvernementale ne dépend pas du nombre de départements ministériels, mais plutôt de la capacité des ministres à répondre aux préoccupations réelles des populations.
« Chaque Président de la République configure son gouvernement en fonction de ses priorités. Mais créer des départements ministériels sans prévoir, en amont, les budgets nécessaires à leur fonctionnement pose souvent problème. L’essentiel aujourd’hui n’est pas le nombre de ministères, mais la compétence des personnes appelées à les diriger et leur capacité à satisfaire les attentes des populations », a-t-il souligné.
En conclusion, Sékou Kaïssa Cissé invite le Premier ministre Amadou Oury Bah à faire de la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble les piliers fondamentaux de son action gouvernementale.
« Après cette nouvelle confiance renouvelée par le Président de la République, le Premier ministre doit faire du renforcement de l’unité nationale, de la cohésion sociale, du respect des principes démocratiques et de la bonne gouvernance, une priorité absolue », a-t-il lancé.
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