Le gouvernement guinéen dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah a officiellement présenté sa démission ce jeudi 22 janvier 2026, selon plusieurs sources concordantes issues de la presse locale.

Cette décision a été prise à l’issue d’un Conseil des ministres tenu dans la journée, marquant une étape majeure dans le paysage politique guinéen.

Contexte politique

Depuis son arrivée à la tête du gouvernement en mars 2024, Bah Oury — nommé Premier ministre par le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya — a dirigé l’Exécutif dans un climat politique complexe, marqué par le processus de transition vers l’ordre constitutionnel après plusieurs années de gouvernance militaire.

Au cours de cette période, son gouvernement a notamment piloté des réformes institutionnelles et l’organisation d’élections politiques cruciales telles que la présidentielle de décembre 2025.

Pourquoi cette démission maintenant ?

La démission intervient quelques jours seulement après la prise de fonction officielle du président élu Mamadi Doumbouya, ce qui alimente des débats politiques et institutionnels dans le pays.

Selon des pratiques politiques souvent observées en Guinée, la démission d’un gouvernement après l’investiture d’un nouveau Président peut être envisagée comme une coutume administrative. Elle permet au chef de l’État de procéder à une éventuelle recomposition de l’équipe gouvernementale afin de poser sa marque sur l’action publique.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Après la démission :

• Le gouvernement sortant (Bah Oury et son équipe) devrait rester en fonction pour les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau cabinet.

• Le Président Mamadi Doumbouya dispose désormais de la latitude constitutionnelle pour nommer un successeur ou reformer l’équipe gouvernementale selon ses priorités politiques.

Le calendrier politique guinéen reste concentré sur la mise en œuvre du chronogramme de transition, notamment l’organisation des élections locales et régionales, déjà annoncées par le gouvernement dans les semaines précédentes.

Enjeux et réactions

Cette démission intervient à un moment charnière de l’histoire politique du pays, entre défis institutionnels, attentes fortes de la population et pressions internationales pour un retour accéléré à l’ordre constitutionnel.

Plusieurs observateurs estiment que ce départ ouvre la voie à une nouvelle configuration gouvernementale, potentiellement axée sur une consolidation des institutions et une relance des efforts de développement national.