La Direction générale des élections (DGE) et l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) ont signé, ce jeudi, une convention de collaboration visant à renforcer l’amélioration et surtout la continuité du recensement biométrique dans les centres d’état civil à travers le pays. Cet accord stratégique marque une étape importante dans la consolidation du système électoral guinéen et le renforcement de la gouvernance publique en matière d’identification des citoyens.

Un enjeu stratégique pour l’État

Prenant la parole à cette occasion, le Directeur général de l’ONECI, Kemoko Dioubaté, a insisté sur l’importance capitale de la continuité du recensement biométrique. Selon lui, ce processus permet avant tout de garantir une identité juridique unique et fiable à chaque citoyen, en évitant les doublons, les fraudes et les erreurs d’identification.

Il a également souligné que l’enregistrement à l’état civil conditionne l’accès aux droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins de santé, la protection sociale ou encore l’emploi formel. « Un système biométrique à jour contribue aussi au renforcement de la sécurité nationale, à la lutte contre la criminalité, l’immigration irrégulière et l’usurpation d’identité », a-t-il déclaré.

Au-delà de la sécurité, Kemoko Dioubaté a mis en avant l’utilité des données démographiques fiables pour une meilleure planification des politiques publiques, la délivrance rapide et sécurisée des documents officiels, ainsi que la promotion de l’inclusion sociale, notamment dans les zones rurales et marginalisées. Il a conclu en remerciant le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ainsi que la Directrice générale des élections pour leur engagement en faveur d’un état civil moderne et performant.

Vers un système électoral crédible et sécurisé

De son côté, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, a salué la signature de cette convention qu’elle qualifie de « jalon stratégique » pour la crédibilité du système électoral guinéen. Elle a rappelé que la fiabilité des élections repose fondamentalement sur la qualité et la transparence du fichier électoral.

Conformément aux dispositions du Code électoral, la DGE s’est engagée dans la modernisation des outils d’identification des électeurs et la sécurisation des données électorales. La convention signée établit ainsi un cadre clair et durable de coopération technique et d’échange d’informations entre la DGE et l’ONECI. Elle prévoit notamment l’utilisation du Registre national des personnes physiques (RNPP) comme source unique, officielle et fiable des données d’identification des électeurs, ainsi que la mise à jour continue des listes électorales biométriques.

Une synergie institutionnelle au service de la démocratie

Pour Djenabou Touré, cette collaboration traduit la volonté des autorités de promouvoir une synergie institutionnelle efficace, d’éviter les duplications, d’optimiser les ressources publiques et de mettre la technologie au service de la démocratie. Elle a également assuré que la DGE respectera strictement les principes de confidentialité et de protection des données à caractère personnel, conformément aux textes en vigueur en République de Guinée.

La Directrice générale des élections a enfin appelé les officiers délégués de l’état civil et de l’identification à s’approprier pleinement ce processus afin de garantir l’alimentation continue du registre national. Un mécanisme qui, selon elle, mettra définitivement fin aux recensements électoraux ponctuels souvent sources de tensions, tout en permettant à l’État de disposer de statistiques fiables sur la population.

Des bases solides pour des élections apaisées

À travers cet accord, la DGE et l’ONECI posent les bases d’un fichier électoral biométrique fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux. Un outil indispensable pour l’organisation d’élections transparentes, inclusives et acceptées de tous, au bénéfice de la démocratie et de la stabilité du pays.

AAS