Le Sénégal s’adjuge son 2è titre continental au terme d’une finale irrespirable face au Maroc (1-0 après prolongations), dimanche soir, au stade Moulay Abdellah de Rabat.

Longtemps indécise, parfois hachée, cette finale de la CAN 2025 s’est finalement jouée sur un éclair de génie, signé Pape Gueye, dans une rencontre marquée par l’intensité, la rigueur tactique et les nerfs mis à rude épreuve.

Dès le coup d’envoi, le tempo est élevé. Le Maroc confisque le ballon par séquences, multiplie les circuits courts et s’appuie sur l’activité d’Achraf Hakimi et d’Abde Ezzalzouli sur les côtés. Le Sénégal, fidèle à son identité, répond par un bloc compact, une agressivité maîtrisée et des transitions rapides menées par Sadio Mané et Iliman Ndiaye. Les Lions de la Teranga maîtrisent les débats et domine la possession.

Les occasions sont rares mais franches. Ndiaye se présente face à Bounou dès la 38e minute, sans parvenir à conclure. En face, El Kaabi puis Saibari manquent de précision dans le dernier geste. La première période s’achève sur un score nul, reflet d’un duel équilibré mais fermé.

Au retour des vestiaires, la tension monte d’un cran.

Les duels se durcissent, les cartons pleuvent. À la 90e minute, le tournant du match : après recours à la VAR, l’arbitre Jean-Jacques Ndala accorde un penalty aux Lions de l’Atlas.

 Brahim Diaz s’élance, mais Edouard Mendy bloque la tentative d’un arrêt décisif, maintenant son équipe en vie.

Les prolongations deviennent alors un combat d’usure. À la 94e minute, Pape Gueye surgit. À l’entrée de la surface, il élimine deux adversaires et déclenche une frappe limpide qui termine dans la lucarne droite de Bounou. Un but libérateur, dans un stade médusé.

Le Maroc tentera de réagir. Aguerd trouve la transversale de la tête, En-Nesyri manque l’égalisation, mais la défense sénégalaise tient bon. Mendy multiplie les interventions, le bloc reste solidaire jusqu’au bout.

Au coup de sifflet final, le Sénégal s’impose au mental, à l’expérience et à l’efficacité. Une victoire courte, mais maîtrisée, qui consacre une génération capable de souffrir, d’attendre, et de frapper au moment juste.

AOD, envoyé spécial