Un drame bouleversant s’est produit dans la journée du samedi 17 janvier 2026, au quartier Laminaya, dans la commune urbaine de Coyah. Trois jeunes écolières, toutes en classe de 6ᵉ année, ont tragiquement perdu la vie par noyade dans un marigot de la localité, plongeant familles et riverains dans une profonde consternation.

Les victimes, Batouly Bah, Foulématou Bangoura et Aissata Camara, étaient toutes élèves à l’école primaire de Kenkéten, dans la commune urbaine de Coyah, selon les informations recueillies auprès du correspondant local de Guineematin.com.

Le directeur adjoint de l’école primaire de Kenkéten, Jean Yombouno, est revenu sur les circonstances du drame. Il explique que les élèves avaient été libérés plus tôt que prévu en raison des activités liées à l’investiture du président de la République.

« Pour des raisons liées à l’investiture du président de la République, nous avons demandé aux enfants de rentrer à la maison. Malheureusement, certaines filles, au lieu de rentrer directement, se sont rendues au marigot pour se baigner », a-t-il relaté.

Selon son témoignage, une première élève est descendue dans l’eau pendant que les autres restaient sur la rive. Quelques instants plus tard, ses camarades se sont rendu compte qu’elle était en difficulté. En tentant de lui porter secours, deux autres filles ont également été entraînées par les eaux.

Alertés, des habitants du quartier se sont rapidement rendus sur les lieux. Toutefois, la peur aurait paralysé plusieurs jeunes présents. « Tous disaient qu’il y avait une pieuvre dans cette partie du marigot et que quiconque descendrait risquait de ne plus remonter. Malgré cela, un jeune a finalement eu le courage de se jeter à l’eau et a pu extraire les trois corps », a poursuivi M. Yombouno.

Dès l’annonce du drame, les services de sécurité se sont rendus sur place pour effectuer les constats d’usage. Les corps des victimes ont ensuite été remis aux familles pour l’inhumation, intervenue le même jour, samedi, après la prière de 17 heures.

Ce tragique accident relance la question de la sécurité des enfants et de la surveillance des zones à risque dans les quartiers périphériques de Coyah, où l’émotion reste vive.

AAS