Le gouvernement français, en collaboration avec l’état-major des armées, a officiellement lancé ce lundi 12 janvier une vaste campagne de recrutement visant plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau service national rémunéré d’une durée de dix mois. Cette initiative, annoncée en novembre dernier par le président Emmanuel Macron, vise à répondre aux besoins croissants des armées dans un contexte marqué par des risques accrus de conflits internationaux. Le lancement de cette campagne s’est déroulé à Balard, siège des armées à Paris, en présence de Catherine Vautrin, ministre des Armées, du général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, ainsi que de plusieurs hauts responsables militaires. À cette occasion, les autorités ont acté le retour du service militaire sous une nouvelle forme, adaptée aux enjeux sécuritaires contemporains.

Une première cohorte de 3 000 jeunes Françaises et Français âgés de 18 à 25 ans rejoindra les rangs des forces armées dès septembre prochain pour effectuer leur service sur le territoire national. La répartition se fera entre les trois composantes : 1 800 dans l’armée de Terre, 600 dans l’armée de l’Air et de l’Espace et 600 dans la Marine nationale.
À moyen et long terme, l’ambition est claire : former 10 000 jeunes d’ici 2030, puis 42 500 à l’horizon 2035, afin de renforcer durablement les capacités humaines des forces armées françaises. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au mois d’avril. Les jeunes sélectionnés intégreront les armées entre septembre et novembre pour une période de dix mois, exclusivement en métropole ou en outre-mer. Les critères de sélection reposent principalement sur l’aptitude médicale et la motivation à servir, avec des profils destinés à devenir fantassins, marins ou opérateurs de drones.
Les recrues bénéficieront d’une rémunération d’environ 800 euros bruts par mois, ainsi que d’un hébergement pris en charge. À l’issue de leur formation, plusieurs perspectives s’offriront à elles : reprise des études, engagement dans la réserve opérationnelle ou intégration dans l’armée d’active.
À travers ce programme, les autorités françaises entendent renforcer le lien armée-nation tout en adaptant leur dispositif de défense aux défis sécuritaires du monde actuel.
AAS



