La plateforme citoyenne Tournons La Page – Guinée (TLP-Guinée) a vivement dénoncé l’enlèvement de Nènè Oussou Diallo, membre du Comité national des femmes de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), survenu dans la nuit du 8 au 9 janvier 2025, à son domicile situé en banlieue de Conakry.

Selon le communiqué de presse publié par l’organisation, la victime aurait été arrachée à son domicile par des individus cagoulés et lourdement armés, circulant à bord de quatre véhicules pick-up. Une opération qualifiée d’arbitraire et illégale, qui suscite une vive inquiétude au sein de la société civile guinéenne.

Pour TLP-Guinée, cet enlèvement s’inscrit dans une série alarmante de disparitions forcées et d’atteintes graves aux droits humains enregistrées sous le régime militaire en place. L’organisation rappelle notamment les cas de Oumar Sylla, dit Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah, Saadou Nimaga et Habib Marouane Camara, dont les familles restent sans nouvelles depuis plusieurs mois.

Face à cette situation, Tournons La Page dénonce un climat de peur, de répression et de restriction des libertés fondamentales, visant particulièrement les acteurs politiques et les voix critiques de la société civile.

Dans son communiqué, TLP-Guinée formule plusieurs exigences, parmi lesquelles : La libération immédiate et sans condition de Nènè Oussou Diallo, ainsi que de toutes les personnes enlevées et victimes de disparition forcée en Guinée ;

La transparence et la reddition de comptes sur les enquêtes relatives aux enlèvements arbitraires ;La protection effective des droits humains, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique. L’organisation appelle également la communauté internationale à ne pas détourner le regard face à la situation en Guinée. Elle exhorte les partenaires du pays à prendre des mesures fermes pour faire pression en faveur de la libération des personnes disparues et du respect des droits fondamentaux.

Pour Tournons La Page, le silence face à ces pratiques risquerait de renforcer un régime qu’elle qualifie de de plus en plus hostile aux voix dissidentes, mettant ainsi en péril l’État de droit et la cohésion sosociale.

AAS