Dans sa volonté de renforcer la bonne gouvernance et de lutter efficacement contre la corruption, la Guinée franchit une étape majeure à travers l’application rigoureuse de l’article 79 de la Constitution. Cette disposition constitutionnelle établit un cadre strict visant à prévenir les conflits d’intérêts et l’appropriation indue des biens publics par les hauts responsables de l’État.
Selon ce texte fondamental, le Président de la République est formellement interdit, durant l’exercice de son mandat, d’acheter ou d’obtenir en bail un bien appartenant à l’État, que ce soit directement, par l’intermédiaire d’un membre de sa famille ou par le biais d’un tiers. La même interdiction s’applique à toute participation, directe ou indirecte, aux marchés publics des administrations ou institutions relevant de l’État ou placées sous son contrôle.
« Le Président de la République, durant son mandat, ne peut, ni par lui-même, ni par l’entremise d’un membre de sa famille ou d’un tiers, acheter ou obtenir en bail un bien de l’État. Il ne peut, ni par lui-même, ni par l’entremise d’un membre de sa famille ou d’un tiers, prendre part aux marchés publics des administrations ou institutions relevant de l’État ou soumises à son contrôle », précise l’article 79.
D’après les informations rapportées par le site Guineematin, ces restrictions ne concernent pas uniquement le Chef de l’État. Les dispositions des alinéas 1 et 2 sont également étendues à plusieurs hautes autorités, notamment :le Premier ministre ; les membres du Gouvernement ; les Présidents des institutions de la République ;le Gouverneur et les vice-gouverneurs de la Banque centrale ;les Directeurs des régies financières de l’État ;les premiers responsables des corps de contrôle de l’État ;ainsi que le Chef d’état-major général des Armées.
À travers cette loi, le Conseil National de la Transition (CNT) réaffirme son engagement à instaurer une gouvernance vertueuse, fondée sur la transparence, l’éthique publique et la protection du patrimoine de l’État. Une mesure saluée par de nombreux observateurs comme un signal fort en faveur de la moralisation de la vie publique en Guinée.
AAS




