Le Premier ministre a reçu en audience, le 24 décembre à Conakry, une délégation internationale regroupant la CEDEAO, l’Union africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Union du fleuve Mano. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du processus électoral engagé en République de Guinée.

Présente à Conakry à l’invitation des autorités guinéennes, la mission conduit une série de consultations avec les institutions nationales afin d’évaluer les préparatifs du scrutin. Les échanges ont porté sur l’évolution du processus électoral, les dispositifs mis en place par l’administration et les mécanismes de suivi prévus.

À l’issue de la rencontre, le chef de la délégation a rappelé que cet accompagnement relève des engagements liant la Guinée aux organisations régionales et internationales dont elle est membre. Il a annoncé le déploiement de 62 observateurs issus de plusieurs pays africains, chargés de suivre le processus électoral dans le respect des textes en vigueur. « À l’issue de la mission, un rapport final assorti de recommandations vous sera transmis », a-t-il indiqué.

L’émissaire de l’Organisation internationale de la Francophonie a, pour sa part, salué le respect du calendrier électoral et réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les autorités guinéennes. « L’OIF rassure de son engagement à s’atteler pleinement à sa mission », a-t-elle déclaré.

Le Premier ministre a exprimé la reconnaissance du Gouvernement à l’endroit des organisations partenaires, estimant que leur présence constitue un signal de confiance envers le processus en cours. « Nous sommes heureux d’avoir maintenu le cap, conformément à l’engagement pris de conduire le pays vers le retour à l’ordre constitutionnel d’ici la fin de l’année 2025 », a-t-il affirmé.

Le Chef du Gouvernement est également revenu sur le rôle joué par la représentante de l’OIF dans la normalisation des relations avec l’institution francophone, rappelant que son implication avait permis, en février 2024, la réintégration de la Guinée au sein de l’organisation.

Abordant les enjeux de fond, le Premier ministre a souligné la portée structurante de l’échéance électorale, présentée comme une étape décisive pour le pays. « Ce processus nous amène à interroger certains aspects de notre passé qui ont maintenu la Guinée dans des situations de fragilité institutionnelle. Il était primordial de bâtir un système solide, capable de corriger ces insuffisances, notamment à travers la révision du fichier électoral, afin de disposer d’un instrument fiable, crédible et à l’abri de toute contestation. ».

AOD