Conakry, 21 décembre 2025Au rond-point de Hamdallaye, au terme d’une mobilisation partie de la cité Enco5, Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports, Porte-parole du Gouvernement et parrain de la Coalition de la Mouvance Présidentielle (CMP), a prononcé ce dimanche un discours appelant les Guinéens à transformer l’élection présidentielle du 28 décembre en un référendum sur l’avenir du pays.

« Nous sommes ici pour prendre l’histoire à témoin », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo devant la foule rassemblée. « Parce que le 28 décembre prochain (jour du scrutin présidentiel ndlr), ce ne sera pas une élection ordinaire. C’est un référendum sur l’avenir de notre pays. Soit nous continuons la refondation sous la direction du président Mamadi Doumbouya, ou nous ramenons notre pays dans le chaos, l’impunité et la prédation. »

Évoquant le 5 septembre 2021, date du renversement du pouvoir d’Alpha Condé, le ministre a posé la question : « Qui a redonné à la Guinée et à l’État guinéen sa dignité ? » Pour lui, la réponse est claire : « Le 28 décembre prochain, sans équivoque, il s’agira de choisir Mamadi Doumbouya pour continuer la refondation et imprimer dans notre pays les bénéfices du programme Simandou 2040. »

Ousmane Gaoual Diallo a dénoncé les ‘’trahisons passées’’ : « Parce que pendant longtemps, la Guinée a été trahie par les élites qui ont souvent confondu l’État à un butin, où les politiciens professionnels n’ont pas su offrir à notre pays un avenir et une vision. » Il a rappelé l’état du pays avant le 5 septembre : « Nous avons connu des promesses électorales qui n’ont jamais été tenues. Notre économie, au soir du 5 septembre, était une économie pillée, une jeunesse qui n’avait pas de boussole parce qu’elle avait été sacrifiée. Une administration publique qui croulait sous la corruption. Une justice qui avait cessé de rendre justice aux citoyens. »

Il a ensuite pointé les contradictions du passé : « On nous parlait de démocratie, mais on gouvernait par la fraude. On nous parlait de développement, mais on organisait la pauvreté. On nous parlait de liberté, mais on confisquait l’avenir de la jeunesse. »

En contraste, il a salué l’action du 5 septembre 2021 : « Et le 5 septembre 2021, un homme et ses équipes ont dit stop à cela. Ce jour-là, il a su rompre avec la fatalité. Ce jour-là, l’État guinéen s’est révélé. Il s’est dressé sous la direction de Mamadi Doumbouya. »

Pour le ministre, Mamadi Doumbouya n’est « pas un candidat de discours » mais un « chef de mission » dont l’objectif est de «remettre la Guinée debout, conduire le développement, garantir l’éducation à la jeunesse, donner aux jeunes filles et aux femmes leur place dans le développement de notre pays. »

Ce discours, délivré lors du meeting final au rond-point de Hamdallaye, s’inscrit dans une mobilisation massive orchestrée par la CMP, marquée par des chants, des danses et un défilé de motos tout au long du trajet depuis Enco5.

À une semaine du scrutin, ces rassemblements visent à consolider le soutien à la candidature de Mamadi Doumbouya, portée par la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD).

AOD