À Kankan, le gouvernement guinéen a franchi une étape décisive dans la relance de la filière coton. La ministre de l’Agriculture a procédé au lancement officiel des opérations d’enlèvement et de paiement des anciens stocks de coton graine, couplé à la remise d’importants équipements agricoles à la Société Cotonnière de Kankan (SCK).


La cérémonie, qui s’est tenue en présence des autorités administratives et locales, des acteurs du monde agricole ainsi que de nombreux producteurs cotonniers, marque un tournant majeur dans la revitalisation de cette filière stratégique, longtemps fragilisée par des difficultés structurelles. À cette occasion, 50 motoculteurs ont été remis à la Société Cotonnière de Kankan, dans le but de renforcer la mécanisation agricole et d’améliorer les capacités de production des exploitants. Un appui matériel salué par les producteurs, qui y voient un signal fort du retour de l’État aux côtés du monde rural.
Prenant la parole devant l’assistance, la ministre de l’Agriculture a réaffirmé l’engagement ferme du Gouvernement à accompagner durablement les producteurs et à restaurer la confiance dans la filière coton, considérée comme un levier essentiel du développement agricole et économique du pays.
Selon elle, plusieurs actions structurantes ont déjà été engagées, notamment la mise à disposition d’intrants et de semences améliorées, le renforcement de l’encadrement technique, la mécanisation progressive des exploitations, ainsi que la libération de 30 % du capital social de la Société Cotonnière de Kankan. Cette mesure a permis le paiement des arriérés dus aux producteurs et la préparation sereine de la prochaine campagne cotonnière.
Cette dynamique de relance s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui a fait du coton un pilier du développement agricole et de la croissance nationale, conformément aux ambitions portées par la vision Simandou 2040.
À travers le règlement des revenus dus aux producteurs et l’appui matériel conséquent apporté à la SCK, l’État pose des actes concrets en faveur du monde rural. À Kankan, la confiance renaît progressivement, et le coton, longtemps considéré comme l’« or blanc », reprend toute sa place dans l’économie locale et nationale.
AAS




