Le décès d’Adamou Condé en Belgique suscite une vive émotion et une réaction ferme des autorités guinéennes. Face à ce drame, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a annoncé une série de mesures diplomatiques fortes, traduisant la détermination de l’État guinéen à faire toute la lumière sur les circonstances de cette mort.
Dans une interview accordée à nos confrères du site Africaguinée.com, le chef de la diplomatie guinéenne a indiqué avoir convoqué l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Guinée. Une démarche officielle qui vise à exprimer la position claire et sans équivoque des autorités guinéennes sur cette affaire.« C’est un sujet sur lequel nous sommes intransigeants : l’intégrité de nos compatriotes n’est pas négociable », a martelé Dr Morissanda Kouyaté.
Parallèlement, le ministre a annoncé la mobilisation immédiate de l’ambassade de Guinée à Bruxelles. Cette représentation diplomatique est chargée de recueillir des informations précises, de rencontrer les autorités belges compétentes et de contribuer à l’établissement des faits. Pour Conakry, il est impératif qu’une enquête crédible soit diligentée, avec l’implication et l’information constantes de la Guinée.
« Nous exigeons une enquête crédible, à laquelle la Guinée doit être associée et tenue informée », a insisté le ministre, soulignant que toute atteinte à un citoyen guinéen à l’étranger constitue une offense à la nation entière.
Dr Morissanda Kouyaté a également tenu un discours ferme sur les principes qui fondent l’action diplomatique du pays. « Nous ne tolérerons jamais qu’on offense ou qu’on tue un Guinéen impunément. Jamais. C’est une question d’honneur, de dignité, et c’est le socle de la politique étrangère du chef de l’État », a-t-il déclaré. Pour les autorités guinéennes, le décès d’Adamou Condé dépasse le cadre d’un fait divers. Il s’agit d’un dossier d’État, suivi au plus haut niveau, avec la ferme volonté que justice soit rendue. « Si l’on touche à un Guinéen à l’extérieur, c’est toute la Guinée que l’on agresse », a conclu le ministre, assurant que le gouvernement suivra cette affaire jusqu’à son aboutissement et que les auteurs présumés devront répondre de leurs actes devant la justice.
AAS




